
Expertise médicale et indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale
L’expertise médicale et indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale marque une étape décisive après des douleurs qui bouleversent les gestes et les repères. Quand le bras lâche ou que la nuque brûle, la personne cherche des réponses claires et une reconnaissance concrète du préjudice. L’examen médical identifie la douleur, précise son origine et évalue ses répercussions réelles sur le travail et la vie privée. Dans cette démarche, le Dr Didier Dubois intervient comme médecin expert indépendant et conduit l’évaluation avec méthode et neutralité. Son regard médical aide à comprendre la situation et à fonder une indemnisation cohérente.
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Névralgie cervico-brachiale : caractéristiques et définition
La névralgie cervico-brachiale provoque une douleur intrusive qui perturbe durablement les gestes simples et la concentration.
Qu’est-ce qu’une névralgie cervico-brachiale ?
La névralgie cervico-brachiale correspond à une douleur d’origine nerveuse qui part du cou et descend vers le bras. Elle résulte de l’atteinte ou de l’irritation d’un nerf cervical chargé de transmettre la sensibilité et la commande musculaire vers l’épaule, le bras et parfois la main. C’est un peu une « sciatique du bras ».
Sur le plan médical, cette affection relève d’un trouble du système nerveux périphérique clairement identifié. Elle se distingue par sa localisation entre la région cervicale et le membre supérieur, ainsi que par le trajet précis suivi par la douleur le long du nerf concerné.
Quelles sont les causes de la névralgie cervico-brachiale ?
Voici les principales causes de la névralgie cervico-brachiale :
- Hernie discale cervicale : déplacement d’un disque intervertébral qui comprime une racine nerveuse.
- Arthrose cervicale (cervicarthrose) : usure des articulations et des disques du cou qui entraîne un rétrécissement des foramens et une compression nerveuse.
- Compression mécanique : pression exercée par une structure osseuse (ostéophyte) ou discale sur une racine nerveuse.
- Anomalies vertébrales congénitales ou acquises : rétrécissement du canal rachidien ou des foramens intervertébraux.
- Traumatismes ou contraintes répétées : efforts brusques, accidents ou postures prolongées qui favorise l’irritation ou le pincement des nerfs cervicaux.
Quels sont les symptômes de la névralgie cervico-brachiale ?
La névralgie cervico-brachiale provoque une douleur intense et reconnaissable, décrite comme une brûlure, une décharge électrique ou une sensation d’étau. La douleur démarre dans la nuque ou le cou, puis progresse d’un seul côté vers l’épaule, le bras, l’avant-bras et parfois jusqu’aux doigts, selon le trajet précis de la racine nerveuse touchée.
La gêne s’accentue lors des mouvements du cou, comme une rotation de la tête ou une inclinaison vers le côté douloureux.
Des troubles sensitifs apparaissent aussi, avec des fourmillements, des engourdissements ou des picotements dans certaines zones du bras et de la main, en lien direct avec la racine atteinte, par exemple le pouce et l’index pour C6, ou l’annulaire et l’auriculaire pour C8.
Des signes moteurs peuvent également surgir, avec une faiblesse musculaire, une perte de force ou une difficulté à saisir des objets, parfois accompagnées d’une diminution des réflexes dans le bras concerné. Une raideur cervicale ou des maux de tête occipitaux peuvent s’y associer.
https://www.youtube.com/watch?v=QB36Ng3FJMgVidéo : Présentation de la névralgie cervico-brachiale
Quelles sont les conséquences possibles d’une névralgie cervico-brachiale ?
Lorsqu’un nerf cervical subit une compression ou une irritation, la douleur s’installe dans le temps et transforme les habitudes quotidiennes. Les mouvements du cou et du bras perdent en amplitude. Les gestes simples deviennent plus exigeants. L’activité professionnelle se complique. Une baisse de la sensibilité ou de la force musculaire limite certains efforts, parfois jusqu’à les empêcher.
Les répercussions dépassent le plan physique. La douleur durable épuise. La confiance recule face aux limites imposées par le corps. Les échanges sociaux se réduisent peu à peu. Dans certains cas, la vie quotidienne se réorganise autour de nouvelles contraintes, avec des adaptations dans le travail, les loisirs et les relations personnelles.
Peut-on travailler avec une névralgie cervico-brachiale ?
Oui, travailler avec une névralgie cervico-brachiale est souvent possible, mais cela dépend fortement de l’intensité des douleurs, de la nature du poste occupé et de la réponse au traitement.
Dans les formes légères à modérées, un maintien ou une reprise du travail est envisageable avec des aménagements ergonomiques (poste adapté, pauses régulières, écran à hauteur des yeux) et un traitement médical adapté (antalgiques, kinésithérapie).
En revanche, pour les cas plus sévères avec douleurs intenses, perte de force ou engourdissements persistants, un arrêt de travail temporaire (de quelques semaines à plusieurs mois) est fréquemment prescrit le temps de soulager la compression nerveuse.
Le médecin du travail joue un rôle central. Il évalue l’aptitude au poste et peut proposer des restrictions ou un reclassement. Dans certains cas graves et persistants, une inaptitude liée à une névralgie cervico-brachiale peut être prononcée lorsque le salarié ne peut plus exercer son emploi ni occuper un poste compatible. D’où une reconnaissance de handicap, une invalidité ou une obligation de reclassement par l’employeur.
Combien de temps dure une névralgie cervico-brachiale ?
La durée d’une névralgie cervico-brachiale est variable et dépend de la cause (hernie discale, arthrose…), de la gravité des symptômes, de la rapidité de la prise en charge et de la réponse au traitement.
Dans la majorité des cas, avec un traitement conservateur adapté (repos, antalgiques, anti-inflammatoires, kinésithérapie), les symptômes s’améliorent significativement en quelques semaines à 3-6 mois, et une guérison complète est souvent obtenue dans ce délai.
Toutefois, sans traitement ou en cas de forme résistante (par exemple liée à une arthrose avancée), elle peut persister plusieurs mois, voire devenir chronique.
Une névralgie cervico-brachiale depuis 6 mois est considérée comme prolongée. Elle justifie une réévaluation médicale approfondie (IRM si nécessaire), des traitements plus ciblés (infiltrations) ou, rarement, une option chirurgicale pour décomprimer la racine nerveuse. Une prise en charge précoce reste le meilleur moyen d’éviter une évolution prolongée.
Indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale
L’indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale s’inscrit dans une démarche qui vise à reconnaître l’impact réel de cette atteinte nerveuse sur la vie personnelle et professionnelle.
Cas 1 : Indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale d’origine professionnelle
L’indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale d’origine professionnelle relève principalement du régime des accidents du travail (AT) lorsqu’elle survient à la suite d’un événement soudain et daté sur le lieu de travail (traumatisme cervical, effort brusque). Dans ce cas, la déclaration d’AT auprès de l’employeur et de la CPAM permet une prise en charge à 100 % des soins, des indemnités journalières et, en cas de séquelles, un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) ouvrant droit à un capital ou une rente.
Elle peut également être reconnue comme maladie professionnelle (MP), généralement par la procédure « hors tableau » via le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Cette reconnaissance nécessite de démontrer un lien direct avec l’exposition professionnelle habituelle (gestes répétitifs, postures contraintes prolongées, manutentions lourdes). Elle procure les mêmes avantages que l’AT : soins gratuits, indemnités journalières majorées et éventuelle rente pour séquelles.
Dans les deux situations, une expertise médicale indépendante, comme celles que réalise quotidiennement le Dr Didier Dubois, est souvent déterminante pour établir le lien causal, évaluer les séquelles et optimiser l’indemnisation. En cas de refus de la CPAM, un recours est possible, et une faute inexcusable de l’employeur peut être invoquée pour une majoration de la réparation.
Cas 2 : Indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale suite à un accident (de travail ou non)
L’indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale suite à un accident (de travail ou non) dépend du contexte : accident du travail (AT) avec prise en charge spécifique par la CPAM, ou accident non professionnel (droit commun) relevant de la responsabilité civile et d’une indemnisation plus complète via l’assureur du responsable.
Taux IPP pour névralgie cervico-brachiale
Le taux d’incapacité permanente partielle (IPP) est évalué par un médecin expert selon le barème indicatif des accidents du travail. Pour une névralgie cervico-brachiale, il varie généralement de 5 à 20 % dans les cas modérés (douleurs persistantes, raideur cervicale, troubles sensitifs), jusqu’à 30-40 % ou plus en cas de séquelles sévères (perte de force importante, névralgies intenses). Le barème mentionne explicitement les névralgies intenses et persistantes avec un taux de 10 à 60 % selon les répercussions fonctionnelles. Une expertise indépendante, comme celle du Dr Didier Dubois, permet souvent d’obtenir un taux plus adapté aux séquelles réelles.
Taux invalidité névralgie cervico-brachiale
Distinct de l’IPP (AT/MP), le taux d’invalidité Sécurité sociale concerne la capacité générale à travailler et ouvre droit à une pension si la réduction est d’au moins 66 %. Pour une névralgie cervico-brachiale, il est rarement atteint seul, mais possible en cas de formes bilatérales graves ou associées à d’autres pathologies (taux variable, souvent <50 %). À la MDPH, le taux d’incapacité pour reconnaissance de handicap varie de 20-80 % selon l’impact quotidien, ouvrant des aides comme l’AAH.
Montants de l’indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale pour les deux cas
Les montants de l’indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale varient selon la situation médicale et les conséquences concrètes retenues dans chaque cas.
- Accident du travail : si IPP <10 %, capital forfaitaire (ex. : 450 € pour 1 % à ~4 500 € pour 9 % en 2025). Si IPP ≥10 %, rente viagère (salaire annuel référence × taux réduit : moitié jusqu’à 50 %, +1,5 fois au-delà ; minimum salaire ref. 21 328 € en 2025).
- Accident non professionnel (droit commun) : indemnisation intégrale des préjudices (DFP, incidence professionnelle, souffrances endurées, préjudice esthétique, etc.) via l’assureur responsable, souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros selon gravité, sans barème forfaitaire mais via expertise judiciaire ou amiable. Une assistance par un médecin expert indépendant est cruciale pour maximiser la réparation.
En revanche, pour les cas plus sévères avec douleurs intenses, perte de force ou engourdissements persistants, un arrêt de travail temporaire (de quelques semaines à plusieurs mois) est fréquemment prescrit le temps de soulager la compression nerveuse.
Tableau maladie professionnelle névralgie cervico-brachiale
La névralgie cervico-brachiale n’étant pas inscrite dans un tableau spécifique des maladies professionnelles, sa reconnaissance se fait généralement via la procédure hors tableau par le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP), ou comme accident du travail si événement soudain. Une fois reconnue (MP ou AT), l’indemnisation suit les règles communes du régime AT-MP.
| Niveau de séquelles | Taux IPP typique (barème indicatif AT) | Type d’indemnisation | Montants indicatifs (2025) | Commentaires |
|---|---|---|---|---|
| Sans séquelles durables ou très légères | < 5 -10 % | Indemnités journalières pendant l’arrêt + soins gratuits | IJ : ~60 – 80 % du salaire journalier | Pas de réparation permanente si guérison complète |
| Séquelles légères à modérées (douleurs persistantes, gêne fonctionnelle, troubles sensitifs) | 5 à 20 % | Indemnité en capital forfaitaire (si IPP < 10 %) ou rente viagère (si ≥ 10 %) | Capital : ~450 € (1 %) à ~4 500 € (9 %) Rente : salaire annuel de référence (min. 21 328 €) × taux réduit |
Taux courant pour NCB modérée |
| Séquelles significatives (perte de force, névralgies intenses, limitation stable du bras/cou) | 20 à 40 % | Rente viagère | Ex. : pour 30 % IPP et salaire de référence 30 000 € → ~12 000 €/an (après réduction du taux) | Barème : névralgie intense et persistante 10 à 60 % selon répercussions |
| Séquelles graves (inaptitude professionnelle marquée) | > 40 % (jusqu’à 60 % possible) | Rente viagère + mesures sociales (reclassement, reconnaissance handicap) | Rente majorée + éventuelle AAH ou pension d’invalidité complémentaire | Protection renforcée contre licenciement ; recours possible pour faute inexcusable |
Le taux d’IPP est fixé par le médecin-conseil de la CPAM, sur la base du barème indicatif en AT (névralgie intense : 10 à 60 % selon impact fonctionnel).
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Procédure d’une expertise médicale et indemnisation d’une névralgie cervico-brachiale avec le Dr Didier Dubois, médecin expert indépendant
Le Dr Didier Dubois, médecin expert indépendant spécialisé en dommage corporel, accompagne les victimes d’une névralgie cervico-brachiale tout au long de la procédure d’expertise médicale pour une évaluation objective des séquelles et une indemnisation optimisée.
Déroulement de la procédure
Le Dr Didier Dubois suit chaque étape avec un contact direct :
- La victime envoie un message en remplissant le petit formulaire « contact » au Dr Dubois pour démarrer. Il étudie les certificats, imageries et traitements, réalise un examen clinique si besoin, et note les plaintes précises sur les impacts de la névralgie cervico-brachiale.
- Il prépare la victime à l’expertise officielle, aide à rédiger une lettre de doléances sur les souffrances et limitations, et à réunir les documents nécessaires.
- Le jour de la réunion, il se déplace avec la victime, contrôle l’examen clinique, si nécessaire propose des compléments d’examens pour éclaircir les troubles neurologiques et participe à la discussion et aux conclusions.
- Après la séance, si nécessaire, il examine le pré-rapport, envoie des remarques écrites si les conclusions minimisent les préjudices, et aide à valider ou contester le rapport définitif.
- En cas de désaccord sur le taux d’incapacité ou l’indemnisation, il monte un recours amiable, judiciaire ou auprès du CRRMP pour ajuster la réparation.
Rôle du médecin conseil indépendant
Le Dr Didier Dubois défend uniquement les intérêts de la victime face à l’expert désigné par l’assureur ou la CPAM. Il passe en revue le dossier médical, écoute les difficultés quotidiennes liées aux douleurs irradiantes et aux déficits, mesure les limitations fonctionnelles, et demande des examens comme une IRM ou un EMG quand les pièces manquent. Il peut rédiger des avis détaillés sur les préjudices neurologiques et reste disponible par téléphone ou e-mail pour répondre aux questions sur le dossier.
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